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La tique, une petite bête qui monte et qui peut faire très mal

On dit « une » tique. Mais c’est un fléau. Cet acarien, vecteur de la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme), colonise habituellement tous les massifs et prends de l’altitude.

La vedette du printemps, c’est elle : la tique. Petite bête, gros effets. Cet arthropode apparenté aux araignées , est actuellement présente partout, dans les prairies et les forêts avec une prédilection pour les endroits chauds et humides.

Sans verser dans la psychologie, il s’agit simplement d’en être conscient et de prendre des précautions avant toute randonnées ou pique-nique.

Depuis que l’on sait que la tique peut transmettre la maladie e Lyme, l’horrible bestiole n’est plus sous estimée. La tique est hématophage et se nourrit exclusivement du sang de ses victimes, généralement des animaux sauvages mais aussi chats et chiens.

Une tique ne fait que trois « stades » dans sa vie.

Au début la tique n’est qu’une larve d’un millimètre de diamètre, perchée sur un brin d’herbe, qui va choisir un hôte pour se nourrir de son sang. Cette larve tombe ensuite au sol pour se transformer en nymphe, elle aussi quasi invisible, qui va emprunter le même chemin, embuscade depuis un brin d’herbe, colonisation d’un animal puis chute au sol avant de devenir une tique adulte… qui à son tour va guetter sa proie.

Son repas terminé, la tique femelle va alors pondre 3000 œufs en 24h, et le cycle recommence.

Pour achever leur cycle de vie, les tiques ont besoin d’une humidité modérée et de chaleur. Elles sont capables d’attendre des conditions climatiques favorables pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Elles sont surtout actives de mai à octobre mais, réchauffement climatique oblige, le calendrier de leur activité ne cesse de s’étendre.

Selon Jérôme Petitprètre, entomologiste au Muséum d’histoire naturelle de Grenoble : « on trouve actuellement des tiques en grande quantité dans le Vercors, et de plus en plus haut en altitude. J’en ai observé à 1400 m sur le plateau de Gève ». A l’exception du pourtour méditerranéen, toute la France est pratiquement concernée, notamment le Centre et l’Est.

Si la bestiole est aveugle, elle possède des capteurs sensoriels dans ses pattes qui lui indiquent l’approche  d’une proie -mammifère ou oiseau, mais aussi des animaux à sang froid comme les lézards.

La tique ne manque pas de prédateurs. Malheureusement la destruction de leur biotope a davantage affecté ces derniers , que l’ignoble acarien. « Des tiques, on en voit chaque jour », confie Sophie, pharmacienne sur le Plateau-des-Petites-Roches, en Chartreuse (Isère). « Il semblerait que la restriction de l’écobuage ait aussi facilité leur développement. Les personnes atteintes sont essentiellement des randonneurs. Au retour de promenade , il faut bien ausculter son corps et être vigilant dans les jours qui suivent une piqûre. En cas de rougeur, il faut consulter un médecin ».

 

Eric VEAYVY – Le Dauphiné Libéré.

 

Image : Grégory Sajdak – IDF © CNPF